21 novembre 2010

Tel un Touareg...

desert

Tel un Touareg



Une marche de petit vertébré essayant de trouver tant bien que mal un équilibre.
Un second voltage, il était bon de le sentir envahir mon corps.
De multitudes de petites fourmis grappillant le long de mes membres en l'espace de quelques secondes.

Comme hypnotisé, je fuguais l'espace du temps présent pour imaginer quelles en seraient les conséquences. Que pourrai-je faire de nouveau ? Découvrir de ce corps qui se cache mais que je découvre peu à peu.

Il faut du temps pour apprivoiser un animal, je découvrais qu'il me faudrait du temps, pour apprivoiser mon enveloppe corporelle.

Les secondes de fourmillements étaient écoulées.
Je venais à nouveau d'être stimulé. Il me fallait attendre, allongé, une quinzaine de minutes avant de commencer à vouloir tester mes limites.

Je fixais le plafond, laissant agir ce traitement si imprévisible, sans eau, ni comprimés.
Juste attendre, patiemment.

La quinzième minute arriva. Je me levais, la magie opérait pour la seconde fois. Une coordination presque parfaite des deux membres inférieures.
J'avance le pieds droit et la jambe gauche suit machinalement. Je marche, j'accélère, j'arpente les couloirs. Puis, une envie de tester quelque chose...un but précis que j'avais en tête depuis que l'on m'avait parlé de cette opération et même avant.

Il me fallait savoir ma capacité à porter un verre. Une obsession m'a envahit. Il me faut remplir un verre...Je prends en ma possession la carafe de la main gauche, commence à faire des torsions.

Je me mets intérieurement en colère, car ce sont des habitudes.
Je répète le geste, je verse l'eau dans le verre et je monte quasiment machinalement, le verre à mes lèvres sèches, et d'un naturel : je bois.

J'ai pu apprécier cette eau fraîche couler dans mon gosier, me rafraichissant et me purifiant de l'intérieur.
Je savais boire seul.
Maryse me regardait...elle prenait soin de filmer cette ultime tentative qui fut une réussite.
J'enterrais derrière moi les anciens souvenirs remontant à mes premières frustrations, de ne pas savoir aller chercher mon verre de jus de fruit ainsi que mon chocolat chaud seul, quand nous partions avec mon grand-oncle et ma grande-tante à Luchon.

L'eau ne me parut jamais aussi bonne...tel un Touareg devant un oasis au milieu du désert !


Commentaires sur Tel un Touareg...

    Bonjour Hermann...suite à je ne sais quelle manoeuvre que je viens de faire....(eh oui, moi aussi),je ne découvre ce post que maintenant..Quelle joie tu as du ressentir.Quel défi, réussi....félicitations et encore de nombreuses découvertes....
    bizz

    Posté par ann', 25 novembre 2010 à 15:14
  • découvertes

    Tu verras, Cher Hermann, chaque jour t'apportera
    de nouvelles sensations .... parfois fluctuantes, Tu sauras te les approprier ... J'en suis certaine.
    C'est un vrai plaisir de te lire ... Continue
    sur ce chemin en ne pensant qu'à chaque petite victoire ...
    Avec toi.
    GAZELLE.

    Posté par GAZELLE, 27 novembre 2010 à 09:50
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